La poterie RAKU une de mes activités préférées

La poterie RAKU une de mes activités préférées

Le raku

 

Le raku est une technique de cuisson rapide de la terre, cette technique de poterie est née au 16ème siècle au Japon de la rencontre de Chojiro, premier d’une longue lignée de potiers et d’un maître du thé Sen no Rikyu, qui lui commande des bols pour la cérémonie du thé.

 

Le raku invite à la recherche de la matière, des formes et des émaux pour mieux rendre compte des contrastes entre la terre laissée à nue et l’émail, pellicule de verre qui offrira ses couleurs, sa brillance.

Le processus dépend de différentes étapes :

  • la conception de l’objet en terre.

La terre doit pouvoir supporter les chocs thermiques, elle est constituée d’argile et de petits éclats de terre cuite (chamotte).

  • le séchage (environ 15 jours)
  • l’engobe

L’engobe consiste à appliquer des couleurs sur la terre déjà un peu sèche. Des oxydes sont ajoutés à de la terre et de l’eau. On l’applique au pinceau et on le polit.

  • la cuisson au four électrique (environ 1000°)
  • l’émaillage

L’émail est une matière vitrifiable qui recouvre la céramique. Sa base est la silice, l’oxyde formateur de verre qui fond à haute température, une base calco – alcaline (fritte) et des oxydes colorants comme le fer (jaune à brun) le cuivre (vert/rouge) le cobalt (bleu) le chrome (vert).

  • la cuisson au four raku en extérieur (à 950°), les pièces sont sorties avec des pinces puis enfermées dans la sciure pour que le carbone se fixe sur les parties non émaillées.

Les pièces sont ensuite refroidies et nettoyées.

 

Le raku nu est une technique qui met à profit un défaut de cuisson des glaçures, l’écaillage.

Ce défaut se définit par la formation d’une mauvaise couche intermédiaire entre le tesson et l’émail et entraine un décollement involontaire de ce dernier. L’émail canalise les infiltrations de fumées partout où il n’est pas, donc dans le décor gravé (comme sur l’assiette avec le graphisme). Le décollement de l’émail révèle l’objet engobé empreint du dessin noir laissé par l’émail perdu.

J’ai découvert cette technique avec Marie-Claude Meuley, céramiste, que je remercie vivement.

C’est une artiste, elle enseigne à la MJC Desforges à Nancy et à Lunéville.

Voici son blog: http://marieclaudemeuley.blogspot.fr

 

 

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *